23 juin 2008
Le Livre de Joe - Jonathan Tropper
Quelques mois seulement après le suicide de ma mère, je suis entré dans le garage à la recherche de mon gant de baseball et j'ai découvert Cindy Posner à genoux en train de pratiquer avec ardeur une fellation sur mon frère aîné, Brad, appuyé contre l'établi de notre père.
Ah, le retour de l'enfant prodige au pays! Pas facile. Surtout quand l'enfant est prodige de s'être moqué de sa ville natale. Voilà comment l'on pourrait résumer en quelques mots ce magnifique et excentrique roman.
Joe, la trentaine, a quitté sa ville natale pour New York où il est devenu un écrivain en vue après avoir raconté comment ses ex-concitoyens étaient des ploucs finis. Ce succès littéraire lui a valu une haine féroce. Alors, quand il ne reste que quelques jours à vivre à son père, il hésite à rentrer pour une dernière visite.
Il rencontre alors l'hostilité de tous les habitants de cette bourgade et doit faire face à un passé qu'il avait vite oublié.
Revoir son ex, qu'il n'a jamais vraiment cessé d'aimé; revoir son ancien meilleur ami, gay; se replonger dans les histoires d'adolescence, premières amours, premiers émois...
Un roman très prenant. Une écriture fluide. Une intrigue universelle: comment faire face à un passé que l'on
avait mis de côté?
J'ai littéralement dévoré ce livre. J'ai beaucoup ri. Beaucoup pleuré aussi. Jonathan Tropper est un virtuose des émotions.
A découvrir au plus vite.
14 juin 2008
Patrimoine - Philip Roth
Mon père qui, au seuil de sa quatre-vingt-sixième année, n'y voyait pratiquement plus de l'œil droit, mais par ailleurs jouissait d'une santé phénoménale pour un homme de son âge, fut alors frappé par ce que que le médecin de Floride diagnostiqua, à tort, comme la maladie de Bell, une infection virale entraînant la paralysie, généralement temporaire, de l'un de ses côtés du visage.
Un père malade. Un fils qui le soutient. De cette histoire personnelle, Philip Roth en fait une histoire universelle sur la vieillesse, les rapports père-fils, sur ce que l'on laisse à ceux qui restent. De ce père que l'on voit différemment l'âge avançant. Mais de ce père qui joue toujours son rôle de père, refusant obstinément de voir le temps qui passe, prétendant que tout va bien et prodiguant toujours les conseils qui vont bien.
J'ai été très touché par ce récit à la première personne, cette histoire vraie. Philip Roth a su trouver les mots justes, les situations vécues. Où l'on ne dit pas tout; on l'on veut tout savoir.
Un livre que je ne peux que vous conseiller de lire.
On pourra toujours dire qu'un fils n'a pas grand mérite à adopter une attitude tendrement protectrice à l'égard d'un père, une fois le père devenu impuissant et quasiment anéanti. Je peux seulement répondre que je me sentais tout aussi enclin à le protéger de sa vulnérabilité (en tant que chef de famille trop émotif et vulnérable aux dissensions familiales, en tant que soutien de famille vulnérable aux aléas financiers, en tant que fils plutôt mal dégrossi d'immigrants juifs, vulnérable aux préjugés sociaux) quand je vivais encore sous son toit et que, respirant la santé, il me rendait fou à force de m'accabler
d'inutiles conseils, de vains réprimandes et de raisonnements qui me poussaient, dans la solitude de ma chambre, à me frapper le front et à hurler de désespoir. Telle était, précisément, la contradiction qui avait fait, de la répudiation de son autorité, un conflit à ce point éprouvant, où la peine le disputait au mépris: il n'était pas simplement un père quelconque, il était le père, avec tout ce qui chez un père suscite la haine, et tout ce qui suscite l'amour.
01 juin 2008
Lunar Park - Bret Easton Ellis
''Tu fais vraiment bonne impression.''
L'ouverture de ce roman est une réflexion sur les phrases d'ouverture; intéressant pour moi qui commence mes chroniques par les phrases d'ouverture ;)
Ce n'est pas pour cela que j'ai adoré ce bouquin. Mais plus par son côté trash, son univers autour de la drogue, de l'alcool, de la destruction... C'est grave docteur? L'expression de mon côté sombre?
Il est vrai que je suis fasciné par ce genre de livres; j'adore cet univers noir, décadant, violent parfois. Que l'on retrouve chez Hubert Selby Jr, très certainement mon auteur préféré, mais aussi chez Bret Easton Ellis dont je lis les romans avec un plaisir non dissimulé...
On retrouve ici l'auteur lui même au centre du roman. Il nous raconte sa vie depuis le succès de American Psycho, sa vie conjugale avec une actrice de premier plan, son rôle de père par défaut... Tout pourrait être idyllique; très vite cependant, son ancienne vie se rappelle à lui. A travers Patrick Bateman, à travers la première voiture de son père, à travers la drogue... On plonge alors dans un univers de violence, de
destruction, sans jamais savoir ce qui relève de l'hallucination et de la vérité. J'adore!
Le style de Bret Easton Ellis est toujours aussi affuté et précis. Son cynisme apparaît dans presque toutes ses phrases. Défintivement pour moi, un des auteurs contemporains majeurs.
Lisez le!
18 mai 2008
Deux témoignages
Les dépossédés - Robert McLiam Wilson
La soirée s'enveloppait d'une brume marron.
Projet fou. L'auteur malicieux du fantastique Ripley Bogle a eu l'idée d'interviewer les gens vivant en pleine pauvreté en Angleterre au début des années 90. Avec le photographe Donovan Wylie, il va parcourir les principales villes du pays pour donner la parole à ceux qui ne l'ont pas. Une bouleversante galerie de portrait dans une angle terre libérale dont la France n'a rien à envier aujourd'hui. A découvrir pour aiguiser votre fibre sociale.
Une Vie - Simone Veil
Les photos conservés de mon enfance le prouvent: nous formions une famille heureuse.
C'est l'auto-biographie star de cet hiver. Je l'ai reçue en cadeau d'ami lors d'un diner de Noël décalé. Simone Veil nous narre ici sa vie, son enfance, son parcours professionnel, son entrée en politique, ses combats... Mais le plus poignant reste sa confession sur sa déportation. S'il était encore besoin de nous rappeler le drame vécu par des millions de juifs il n'y a pas si longtemps que ça, dans notre pays, le livre de Simone Veil le fait avec beaucoup
de gravité et de pudeur.
Les récits de sa vie politique manque d'intérêt selon moi, l'auteure taisant vraisemblablement beaucoup de raisons cachées l'ayant mené là où elle est arrivée. Et le style manque cruellement d'intérêt.
Un beau témoignage néanmoins. Qui aurait pu s'appeler Combats.
06 avril 2008
Trois Jours chez ma Mère - François Weyergans
''Tu fais peur à tout le monde'', m'a dit Delphine hier soir, en guise de point final à un dialogue qui risquait de s'envenimer.
François est un auteur d'une cinquantaine d'années, marié et infidèle, avec des difficultés d'argent, dont l'écriture d'un livre de commande sur les volcans, auxquels il ne connait rien devrait le sauver. Ainsi que l'écriture d'un livre qui lui tient plus à cœur Trois jours chez ma mère. Au détour de ses confidences sur sa vie extra conjugales, il nous confie toute sa difficulté à écrire, à aligner les mots de ce roman.
On est en pleine mise en abime. On suit les affres de l'auteur confronté au doute, à la remise en question.
On suit aussi l'homme qui aimerait passer Trois jours chez sa mère mais qui n'y arrive pas.
Un livre à plusieurs niveaux.
Un livre prétentieux.
Je n'ai pas aimé ce livre. Pédant, prétentieux, auto-centré, il m'a vite énervé avec ce style ampoulé, travaillé et qui repose sur le postulat qu'un livre bien écrit est un bon livre. Alors peut être pour les critiques professionnels, pour les ''gens du milieu''.
Mais pour moi, pauvre lecteur, les affres d'un écrivain égocentrique, cela me passe au dessus de la tête. Je ne parle pas de problème d'identification; je parle tout simplement de la capacité et du talent à raconter qui, au style, ajoute une histoire.
J'en ai marre de ces livres sur la dure vie d'écrivain comme j'en ai marre de ces films sur la dure vie de comédiens. Ouvrez-vous, sortez de votre carcan.
Sinon, c'est vrai que c'est bien écrit mais bon...
19 mars 2008
Les Actifs Corporels - Bernard Mourad
On pouvait bien sûr tout arrêter; "en rester là", comme disait Boyden.
Imaginez un monde où les hommes et les femmes peuvent être introduits en bourse. Un monde où vous et moi pouvons être côtés, avoir une valeur... Et mettre notre vie privée sur la place publique. Devoir avouer tout ce que nous faisons, si nous sommes en couple, ce que nous mangeons, ce que nous gagnons.
Ce monde, Bernard Mourad l'a décrit pour nous dans un roman très prenant.
Un monde où les ''sociétés personnes'' ont une montre affichant en permanence leur cours de bourse, où tous leurs gestes sont épiés... Ce roman d'anticipation (j'espère pas en fait) est flippant à tous les points.
Il pousse au bout le modèle économique actuel et caricature notre système capitaliste où tout effet d'annonce, toute rumeur a un impact sur la valeur d'une société; où la course au profit se dispute avec la spéculation...
Flippant, dis-je. Mais tellement prenant.
J'ai adoré ce roman, avec un style très marqué, une prose réussie. Un regard noir et très second degré que j'ai beaucoup apprécié.
Je ne peux que vous conseiller de le lire et ne résiste pas au plaisir de vous faire partager quelques extraits qui m'ont particulièrement marqué.
Nous sommes de la même Espèce, s'attendrissait-il sans le quitter des yeux: Jocelyn Rivaret, mon tout petit bonhomme, tu as passé comme moi les années les plus vigoureuses de ton existence à échafauder quelque méditation binaire sur la fracture Nord-Sud ou l'avenir des retraites, en te nourrissant de chips et de barres chocolatées. Comme moi, tu as excessivement lu et bien trop joui dans tes ouvrages. Comme moi et comme toi, trois générations de l'Espèce ont dévoré une prose cinglée venue d'Amérique, et opéré sur cette base indigente des choix professionnels effroyables. Des choix dont ils se désolent aujourd'hui, ensemble, les yeux dans le vague, en gobant des cachets et en glorifiant Houellebecq. Pourtant tu t'y voyais bien, petit Rivaret, "Jocelyn" disaient tes maîtres, signant d'une main faiblarde ton épais contrat d'embauche, après tant d'années d'études et de privation, tu t'y voyais bien, toi "Jossinet" disait ta mère, dans la peau d'un French Psycho, fébrile et gominé, prêt que tu étais, toi, "Joss" dira un jour ta pauvre femme, à corriger de tes assauts des top-modèles paumées, entre deux meurtres de sang-froid commis à la Défense. Mais la vérité, Jocelyn, fut assez différente. Et tu t'es surtout - hélas!- beaucoup masturbé. La lecture de manuels aussi populaires qu'ineptes, le culte imbécile voué à quelques littérateurs, ont réussi à faire de toi et de ton Espèce une communauté de petits héros dérisoires, une troupe de narrateurs aigris déambulant dans les couloirs des sièges sociaux avec, pour seuls consolation, la conscience diffuse d'un rôle à jouer. Un rôle absurde et tout à fait secondaire dans une autofiction merdique, peuplée de personnages plaintifs, tendres et abbatus. Une autofiction - Jocelyn Rivaret - dont personne n'a rien à foutre.
Le reste de la matinée se déroula dans une atmosphère tendue. Les coups de fil contrariants et les emails lapidaires formaient un système d'oppression psychologique complet et efficace. Le voyant du téléphone semblait clignoter de plus en plus rapidement, comme pour signaler l'impatience
grandissante des messages en attente. La boîte de réception d'Outlook s'emplissait à un rythme effréné, grossissait sans rémission, de minute en minute, se gonflait de la haine de chaque expéditeur en préparation d'une implosion aux conséquences fatales.
24 février 2008
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee
Mon frère Jem allait sur ses treize ans quand il se fit une vilaine fracture au coude mais, aussitôt sa blessure cicatrisée et apaisée ses craintes de ne jamais pouvoir jouer au football, il ne s'en préoccupa plus guère.
Pour mon anniversaire, A m'a offert, en plus de Extrêmement fort et incroyablement vrai, ce roman écrit par une grande amie de Truman Capote. Elle savait que le film m'avait marqué, que j'avais lu De Sang Froid et, ayant elle-même beaucoup aimé ce livre, me l'a offert.
Biographique (il se murmure même que Truman Capote est Dill), on vit à travers les yeux d'une enfant le début pour la lutte pour les Droits Civiques aux Etats Unis. Scout et son frère Jem doivent apprendre à vivre avec l'engagement de leur père pour la justice et pour le combat racial. Ils sont confrontés à l'exclusion, à la violence et éprouvent de l'incompréhension devant les réactions de leurs concitoyens.
Ils continuent leurs jeux d'enfants, jeux au cours desquels la moindre action est une aventure hors norme
.
Roman sur l'enfance, ce livre est un vrai moment de bonheur. Classique aux Etats Unis, il nous plonge dans un univers aujourd'hui disparu. L'innocence, l'insouciance. La vie d'un enfant. L'intérêt réside justement dans l'apparition de la vraie vie dans ce monde de carton pate à travers ce combat pour un Noir injustement accusé.
A découvrir de toute urgence.
10 février 2008
De sang froid - Truman Capote
Le village de Holcomb est situé sur les hautes plaines à blé à l'ouest du Kansas, une région solitaire que les autres habitants du Kansas appellent "là-bas".
Un des classiques de la littérature américaine. Un de plus grands romans pour certains. Ce n'est pas ce concert de louange qui m'a décidé mais le DVD que j'ai loué par un dimanche soir d'hiver, Truman Capote. Le magnifique film qui raconte à travers le truculent et doué Philip Seymour Hoffman la genèse de ce récit et qui fait un portrait touchant de son auteur Truman Capote.
Et je ne fus pas déçu. Le livre est grand. Il mérite les louanges qui l'accompagnent.
Dans une petite bourgade américaine en plein milieu de l'hiver 1959, une famille de notables est sauvagement assassinée. L'absence de mobile évident et la cruauté du meurtre de ces 4 personnes en ont fait un grand fait divers américain et l'exemple de la cruauté ordinaire. Dans la première partie du roman, on est plongé dans ce petit bled du Kansas, avec ses personnages, des proches de la famille à la famille de l'inspecteur en charge de la résolution de ce meurtre.
Puis, on fait la connaissance avec les deux meurtriers, deux petites frappes dont le crime dépasse l'étoffe, Perry Smith et Dick Hickock.
Ces deux mondes vont se retrouver et se confronter.
Le talent de Truman Capote transparait dans chaque page, chaque ligne, chaque mot. Il nous décrit avec beaucoup de précision le petit univers de Holcomb, la vie des meurtriers et ce qui a pu les mener à commettre l'irréparable.
On sent l'empathie que l'immersion de l'auteur n'a pu que générer. On est en plein dans les rouages
psychologiques de nos deux démons malgré eux. Le travail de Truman Capote est un travail méthodique, engagé, personnel. Il réussit à faire d'un fais divers affreux un roman d'une grande puissance.
Il est impossible de se défaire de ce roman. Je l'ai en tête depuis plus de 3 mois, moment où je l'ai fini. Je ne peux que vous le conseiller.
02 janvier 2008
Extrêmement fort et incroyablement près - Jonathan Safran Foer
Pourquoi pas une bouilloire?
Une merveille ce roman.
A me l'a offert pour mes 31 ans, en novembre dernier, me disant qu'elle l'avait adoré. Vu mes expériences récentes, je me jette donc dessus et le dévore en quelques jours. Je passe successivement du rire aux larmes. La seule constance était que je ne pouvais m'en détacher.
L'histoire tout d'abord est forte.
Oskar, petit homme de 9 ans, vit avec sa mère dans Manhattan. Très proche de sa grand mère, il se lance dans une recherche effrainée après la découverte d'une clé et d'un billet manuscrit de son père, décédé dans les attentats du World Trade Center. Mature, sa quête est pleine de sens et nous fait découvrir une galerie de personnages incroyables.
Le style ensuite est intéressant
Sans aucun formalisme, Jonathan Safran Foer fait preuve d'une grande inventivité. Légèreté, classicisme. Phrase courte, phrase longue. Une phrase par page. Du surlignage manuel. Des photos...
On est vraiment dans un roman dont la forme est atypique, surprenante. A l'image du héros, ce petit garçon plein d'inventivité. On a l'impression que c'est ce petit garçon, avec quelques années de plus, qui aurait écrire ce roman.
Vraiment un livre à découvrir absolument. L'auteur nous nargue avec son talent du haut de ses 27 ans. Ah parfois...
Je l'ai offert à plusieurs personnes à Noël tellement je l'ai aimé. Lisez le et dites moi ce que vous en pensez.
26 novembre 2007
Au Secours Pardon - Frédéric Beigbeder
C'est l'année de mes quarante ans que je suis devenu complètement fou.
Ah Beigbeder! Certainement un de mes auteurs préférés. J'adore écrire des vérités aussi fortes, sachant par avance les mines indignées et étonnées qu'elle vont déclencher.
Et oui, j'adore Beigbeder que j'ai découvert avec 99 Francs. Livre qui m'a donné l'envie d'aller plus loin et de plonger dans l'œuvre, courte alors, de cet auteur atypique. Nouvelles sous Ecstasy est certainement un des meilleurs; L'Amour dure trois ans aussi; ou bien Windows on the World...
J'aime le style, l'univers trash, l'ironie et par dessus tout la lucidité de l'auteur. Se prendre au sérieux. Et bien le faire.
C'est donc la mine réjouie que j'ai acheté ce livre, la suite de 99 Francs paraît-il.
Et je suis resté sur ma faim.
On retrouve Octave, quelques années après, en Russie, à la recherche de la beauté parfaite, capable de séduire les masses et les décideurs du groupe L'Idéal (ouah, la ruse!). Il erre, désespéré, au milieu d'un Russie mafieuse et sexuelle (c'est du Beigbeder aussi). Il écume les bars, les concours de beauté, les hôtels... et l'église dans laquelle il trouve une oreille attentive, l'oreille de celui à qui il veut se confesser. Car il y a péché. Et drame....
Je n'ai pas retrouvé le style que j'aime, la méchanceté, l'acidité et la vérité de l'auteur. J'ai eu l'impression de lire un bouquin en demi teinte, celui que l'auteur a écrit parce qu'il fallait l'écrire. pour respecter un contrat ou bien pour profiter de la sortie de son premier grand succès au cinéma. Je ne sais pas.
Ce qui est sûr, c'est que je ne vous conseille pas de le lire.
J'en profite pour mettre à jour les livres que j'ai lu et desquels je ne vous parlerai pas:
Ségolène Royal - Chronique d'une défaite: sa seule vocation, c'est de donner encore plus de haine au militant que j'étais en mettant le doigt sur toutes les erreurs commises pendant la campagne. Pas si instructif que ça, un dossier spécial du Nouvel Obs aurait suffit.
Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé et Harry Potter et les Reliques de la Mort: parce qu'il fallait que je sache, j'ai anticipé en lisant cet été l'opus précédent et en enchaînant pendant mes week ends prolongés sur le best seller de la rentrée. Content de savoir et honteux d'avoir déboursé un prix aussi inadmissible pour un bouquin.

