J'ai envie d'écrire ce soir. Alors que je ne suis ni bourré, ni triste. Ce qui est d'habitude le lot commun de ce blog : être mon déversoir à vomi. Vomi sur ma vie, vomi sur moi, vomi sur mon incapacité à être heureux.

Je ne suis pas particulièrement triste ce soir. Ni particulièrement heureux non plus.

 

J'ai arrêté ma thérapie avant de partir en vacances.

Parce que j'ai le sentiment de bien avoir avancé ces 18 derniers mois. La lecture de ce blog ne le laisse peut-être pas voir mais je crois réellement avoir fait des progrès. Je gère mieux mes émotions, j'accepte mieux qui je suis, je commence parfois à m'aimer, en tous les cas à me comprendre. La lucidité que j'avais sur moi s'est encore améliorée, me permettant de mieux vivre au quotidien. La preuve : j'arrive plus facilement à passer des moments avec moi-même.

Parce que je n'ai plus vraiment le temps non plus, avec mon nouveau job. Je ne peux plus m'engager sur une présence régulière, le jeudi soir, comme je pouvais le faire dans un job dans lequel je maitrisais mon poste.

Parce que je me dis que tout cela coûte quand même bien cher et que l'argent est toujours un problème pour moi. Ce sera, parmi d'autres, un sujet à traiter dans la deuxième partie de ma thérapie. Quand je me relancerai...

 

Je n'ai pas couché depuis plus de 6 mois.

Cela commence à me manquer, je deviens de plus en plus présent sur grindr et autres sites débiles, énergivores, destructeurs d'image de soi, chronophages. Je vais essayer de résister et de ne pas glisser sur cette pente dangereuse. Mais je ressens un besoin de plaire très fort, souvent mauvais signe chez moi.

 

Je viens d'accompagner mes très bons amis à l'aéroport.

Ils partent s'installer à Montréal. J'ai pleuré. Forcément.

 

Je suis seul ce week end à Paris.

Paris est vide. L'idée m'effraie. Je vais essayer de bien en profiter quand même. By myself.