31 mai 2008
Ca faisait longtemps
Ne me demandez pas pourquoi. Je ne saurai pas vous répondre.
Quoiqu'il en soit, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant picolé un vendredi soir.
Un vrai sujet de société.
5 bières.
Un shot de rhum.
Tout ça sans manger.
J'ai faim.
Je suis bourré.
29 mai 2008
Tous les posts que j'aurais pu écrire
Lundi
Ouah, ça fait du bien une journée off alors que tout le monde a repris le boulot. J'ai placé cette prolongation du week end sous le signe de ''je prends soin de moi''. Visite rassurante chez un médecin; une dernière visite et j'aurais la preuve qu'il faut que j'arrête de psychoter sur ma santé. Un petit déjeuner en terrasse entre les gouttes de pluie avec Libé. Puis, pour me déstresser de tout ça, un petit massage thaïlandais (non érotique est-il écrit au comptoir; deux secondes après avoir vu ma masseuse, j'ai compris pourquoi)... Beaucoup de nœuds dans le dos me dit-on... La journée continue par un petit verre avec une collègue de mon premier boulot à l'étranger. Et enfin, une dernière terrasse clope bière en charmante compagnie. Comment dire? Je me sentais juste bien.
Mardi
Au bureau depuis une demi heure environ, mon boss arrive, s'arrête chez moi et me bombarde de debrief sur les dossiers en cours. En deux secondes et demi, j'ai perdu tous les bénéfices de ma journée de repos. J'ai la tête dans le cul et les réunions et les emmerdes s'enchainent à une vitesse phénoménale. Il faut une recommandation sur LE dossier-urgent-tu-comprends-ça-peut-attendre-il-faut-faire-une-note pou-ce-soir. La note est faite, il est 19h15, mon boss est en réunion jusqu'à 20h minimum. Je la lui laisse sur le bureau. Finis les horaires d'esclave.
Je fais découvrir à mon pote T le petit thaï excellent dont je vous avais déjà parlé et dont je tairais le nom pour éviter que les millions de lecteurs de mon blog ne dénaturent cet endroit hors du temps.
Mercredi
Même déroulé que la veille. Je me crois Bill Muray, non pas bloqué à Punxsutawney, mais dans ma tour infernale. Remake d'Un Jour sans Fin, avec votre serviteur dans le rôle de la marmotte. Il me débriefe en deux secondes sur la note; quelques changements de forme suffiront. On se voit à 10h45, puis il me refait changer quelques pétouilles. Rebelotte après le déjeuner (ça lui fait circuler les neurones de manger apparemment)... On doit en être à la V36 moins de 24h après avoir pondu le premier mot. Je bouillonne... Après les dernières modifications, la note est enfin prête, je passe un quart d'heure derrière son dos en train d'écrire un mail au boss de son boss, la nervosité agitant ses doigts, cherchant le mot juste. Il ne met pas en copie. Je suis vert.
Heureusement, la Nouvelle Star me détend et je fond devant les prestations de Benjamin...
Jeudi
Il faut rajouter une dernière partie à cette f.... note... Je l'écris, on se voit avec d'autres personnes impliqués sur le dossier entre midi et deux. Je peux dire adieu à ma pose déjeuner... Je passe ma journée à finaliser les chiffres qui manquent, à refaire la mise en page parce que tu-comprends-il-faut-simplifier-pour-le-big-chef... La point est prévu à 18h45; à 18h44, on finit le dernier slide et on imprime. Je reste en arrière boutique, pas
invité à la réunion avec le dit big chef...
Je rejoins ma copine A et d'autres amis pour son dîner d'anniversaire.
Voilà ce que j'aurais pu vous raconter et que j'aurais préféré vous taire... Je crois qu'il est temps.
Je vous embrasse.
24 mai 2008
Camille à la Cigalle
Hier soir, après une semaine crevante et une nuit où j'ai vraiment mal dormi, j'avais rendez-vous avec Camille. Le jour tant attendu...
Une petite heure de queue avec D, A et C et nous voilà rentré dans la superbe salle. Nous nous plaçons à deux mètres de la scène. La première partie est super sympa, un groupe qui fait du playback et des chorégraphies sur des tubes... Très drôle.
Arrive enfin Camille, tout d'orange vêtue. Elle commence avec Les Canards Sauvages, deuxième titre de son dernier album et enchaine pendant plus de deux heures. L'énergie est là, la qualité aussi. Accompagnée de 7 personnes sur scènes, elle déroule son dernier album, les meilleures de Le Fil et quelques morceaux du Sac des Filles (sans Le Sac des Filles malheureusement). Elle chante même Too Drunk Too Fuck, issu de sa participation à Nouvelle Vague.
Le concert est superbe. Camille met un peu de temps (trop?) à s'adresser au public mais la magie opère. Son
dernier album rend bien sur scène, surtout Gospel with No Lord et Money Note (avec une grande Camille habillée en boule à facette)... Elle a chanté le morceau que je préfère dans son dernier disque, Kfir...
Un grand final où ils nous offrent a capella Paris...
J'adore!!!!!!!! Ce que j'aimerais y retourner.
18 mai 2008
Deux témoignages
Les dépossédés - Robert McLiam Wilson
La soirée s'enveloppait d'une brume marron.
Projet fou. L'auteur malicieux du fantastique Ripley Bogle a eu l'idée d'interviewer les gens vivant en pleine pauvreté en Angleterre au début des années 90. Avec le photographe Donovan Wylie, il va parcourir les principales villes du pays pour donner la parole à ceux qui ne l'ont pas. Une bouleversante galerie de portrait dans une angle terre libérale dont la France n'a rien à envier aujourd'hui. A découvrir pour aiguiser votre fibre sociale.
Une Vie - Simone Veil
Les photos conservés de mon enfance le prouvent: nous formions une famille heureuse.
C'est l'auto-biographie star de cet hiver. Je l'ai reçue en cadeau d'ami lors d'un diner de Noël décalé. Simone Veil nous narre ici sa vie, son enfance, son parcours professionnel, son entrée en politique, ses combats... Mais le plus poignant reste sa confession sur sa déportation. S'il était encore besoin de nous rappeler le drame vécu par des millions de juifs il n'y a pas si longtemps que ça, dans notre pays, le livre de Simone Veil le fait avec beaucoup
de gravité et de pudeur.
Les récits de sa vie politique manque d'intérêt selon moi, l'auteure taisant vraisemblablement beaucoup de raisons cachées l'ayant mené là où elle est arrivée. Et le style manque cruellement d'intérêt.
Un beau témoignage néanmoins. Qui aurait pu s'appeler Combats.
17 mai 2008
Nouvelles résolutions
Ah que ça fait du bien les vacances. Ces deux semaines ont été plus que salutaires pour moi. Repos, farniente, décompression... j'ai rapidement oublié le stress de mon job quotidien et j'ai pu me refaire une petite forme. Cela devrait être remboursé par la sécu!
Alors de retour, je suis plein de bonnes résolutions. C'est mieux que le premier janvier.
Prendre soin de moi tout d'abord: ce matin, visite chez le médecin pour lui parler de mes petits soucis et surtout pour comprendre ce que j'ai. Je n'en suis pas sorti rassuré car j'ai encore des examens à faire mais j'en suis sorti fier d'avoir osé. Hypocondriaque, je me crois atteint de dizaines de maladie et en rigole. Mais là j'ai besoin de savoir.
Moins stresser: c'est facile à dire la première semaine de retour de vacances. Mais bon, je vais essayer de moins bosser et de moins me mettre la rate au court bouillon pour rien du tout. Cette semaine, j'ai essayé de ne pas partir trop tard, de prendre les choses plus à la cool. Même si le jour de ma reprise, j'ai dû manger devant mon PC et si j'ai ramené du travail ce week end. J'essaye de rester détacher.
Perdre du poids: j'avais déjà repris le sport il y a 3 mois, mais ce n'est pas suffisant pour retrouver mon corps de forme. Perdre le ventre n'est pas si évident que ça. Alors depuis mardi, je me suis mis au régime. Pas évident tous les jours mais j'essaye de tenir. Je me fixe deux semaines comme objectif afin de pouvoir mettre sans complexe de beaux tee shirts moulants...
Chercher du travail: j'ai pris des contacts, lancé des CV. Je suis clair dans ma tête sur ce point: il faut que je
change. Cela prendra le temps qu'il faudra, surtout pas de précipitations. Mais les premiers échanges que j'ai pu avoir, même s'ils n'apportent rien de concret, m'aident à y voir plus clair.
Ce que ça fait du bien d'avoir retrouvé de l'énergie! J'ai une de ces patates!
13 mai 2008
Plus jamais ça! Euh, si en fait...
J'envoie un Texto à M pour la
prévenir que mon train aura une vingtaine de minutes de
retard. Elle m'appelle instantanément pour m'annoncer qu'eux
aussi seront en retard d'une petite demi heure. Au global cela
devrait donc coller.
J'attends plus d'une demi heure.
Heureusement que
mon bouqin et le soleil étaient présents. Et que je
suis en vacances ce qui me rend d'une patience exemplaire. Il faut
dire que je me réjouis à l'idée de passer ces
quelques jours avec mes amis.
Première surprise: dans la voiture se trouve V. Je ne pensais pas le voir là alors qu'il n'avait pas répondu au mail de M nous invitant pour le week end du 8 mai. La surprise me convient, j'aime beaucoup V.
Nous nous rendons alors chez des amis de M qui sont également dans le coin pour le week end. Leur maison vaut le détour, belle propriété perchée. J'apprends alors – deuxième surprise – que C et D seront de la partie. Je les apprécie énormément mais le hic, c'est qu'ils ont un petit bébé... Le week end entre amis prend une tournure que je n'avais pas envisagé... Je croyais passer un moment en tête à tête avec M et son futur mari et nous voilà déjà 6, puis très rapidement 8 puisque nous rejoindrons également deux amis du mari... J'accuse le coup.
Dernière surprise et de taille: je dors avec V dans le salon!!!!
Définitivement, c'est la conséquence la plus détestable d'être célibataire: l'absence de droit à l'intimité. Vu que je ne suis pas en couple, il n'y a aucun problème pour moi à dormir dans le salon et à être réveillé le premier par le bruit dans la maison. En quoi mon statut de célibataire implique cette situation insupportable pour les couples qui héritent des chambres? Je n'ai jamais compris cet état de fait. Il y a quelques années de cela, P et moi avions protesté (auprès d'un autre groupe d'amis) et avions exigés d'avoir nous aussi droit à notre chambre lors de nos vacances ou week end. Cela me semble la moindre des choses...

J'étais passablement énervé au fur et à mesure des découvertes de cette journée. Enervé au point de me dire que l'on ne m'y reprendrai plus... Le rosé, les rires, les cigarettes et les grillades ont eu raison de mon énervement. Je me dis que ce n'est pas bien grave au final.
12 mai 2008
Trois jours chez ma mère
Post écrit le 7 mai 2008
Après mon stage de parachutisme, mes vacances ont pris une orientation famille. Deux jours par-ici, trois jours par-là, je m'en veux toujours après coup de ces changements permanents de lieu. Pas le temps de me poser et de profiter.
Faire plaisir.
J'ai passé deux jours chez mon
père.
A peine dans la voiture qui me menait du centre à
chez lui, je sens la tension. Étonnamment, on parle beaucoup de moi. A
la question si tout va bien pour lui, je sens qu'il y a un léger
problème. Il ne voudra pas m'en dire plus, préférant
garder le silence malgré les quelques questions que j'ai pu
poser.
C'est toujours mieux de ne rien dire pourrait être la devise de cette famille.
Une fois chez lui, je dis bonjour à ma belle mère et la félicite pour sa bonne mine, ce qui semble l'étonner. Effectivement, dès qu'elle eut quitté la pièce ce soir-là, mon père me dit que c'est tendu entre eux actuellement et que ça ne se passe pas bien. L'ambiance fut pourrie toute cette première soirée, tout le monde allant se coucher tôt, chacun dans sa chambre (!). Le lendemain, le fils de ma belle-mère qui habite la même ville me raconte alors que, la veille, ils se sont disputés comme ils leur arrivent de le faire régulièrement. Qu'ils sont deux petits vieux qui adorent se chamailler, prenant la mouche pour le moindre détail. Pour le plaisir. Le soir, tout semblait revenu à l'ordre, je ne sais par quel miracle. La réconciliation a aussi eu lieu sous la couette je crois bien.
J'ai alors enchainé par deux jours chez ma soeur. Arrivé le premier, j'ai eu le loisir de profiter de la maison seul, pour la première fois. Deux jours de grande tendresse comme j'ai pu le raconter dans un précédent post, avec toute l'affection de mes neveux et de ma nièce. Les conversations du soir ont eu une connotation triste néanmoins. La soeur de la meilleure amie de ma soeur trop tôt disparue dans un accident, le frère de notre grand mère gravement malade... Tout y est passé... On reviendra pour une soirée gaie.
Et enfin, me voilà chez ma mère,
pour trois jours. Elle est très préoccupée par
la maladie de son oncle que nous visitons le deuxième jour. Une
journée en hôpital, dans une chambre surchauffée,
avec une ambiance
lourde... J'ai eu besoin de sortir le soir pour
extérioriser la souffrance que j'ai ressentie toute la
journée. La suite du séjour s'est passée plus
sereinement. Glande étant le mot principal. Toujours dur de
passer du temps chez ma mère, je ne suis jamais à
l'aise, jamais moi même, trop l'un sur l'autre dans cette
petite maison.
04 mai 2008
Rares moments
Après deux journées difficiles chez mon père, me voilà enfin chez ma sœur.
Pour la première fois, je suis seul dans cette grande maison. Evènement beau familial pour ma sœur et sa petite famille. Une amie est venue me cherche à la gare.
En les attendant, je profite des derniers moments de calme pour lire, boire une bière dans le jardin et préparer la salade que mon beau frère m'a soufflé au téléphone.
A peine arrivée, ma nièce se jette dans mes bras et ne me lâche plus. Des calins à n'en plus finir. Elle me lit les premières pages du livre que je lui ai offert, assise sur mes genoux, en me serrant dans ses bras. Je suis aux anges.
Ses frères me sollicitent alors pour une partie improvisée de football qui réunira toute la famille. 3 contre 3. Je me retiens pour ne pas laisser couler mes larmes.
Plus tard dans la soirée, nous parlons des évènements récents dont le décès de la sœur de la meilleure amie
de ma sœur et je ne peux cacher les larmes dans mes yeux.
Je sais que je l'ai déjà dit mais je suis bien ici.
Je me sens aimé et j'aime.

