29 février 2008
J- quelques heures
Bon, ça y est je suis en vacances. C'est si bon!
Et c'est bien mérité après une semaine de près de 60h, un entretien d'éval enfin passé, mon sac vidé, mon sac rempli pour une semaine (mais qu'ai je donc pu oublier?), une fatigue extrême...
Ah ça va faire du bien. Perdu, isolé de tous. Au milieu de nulle part. Pas d'internet, pas de téléphone.
L'appréhension des départs. Les gens vont-ils être sympas? Pas trop vieux j'espère... J'y vais pas pour rencontrer non plus, j'ai mes amis ici. J'y vais pour m'isoler, comme en retraite. Récupérer, charger les batteries, prendre des décisions, des résolutions. Et du soleil j'espère.
J'ai essayé de ne rien oublié, mettant une demi heure pour faire mon sac. Je sais que de toute façon, j'oublierai un truc, je me connais. Je passe deux jours quelque part, je m'étale tant que je laisse quelque chose derrière moi. Une trousse de toilettes, un pull, un jean, un caleçon, un CD... Je crois que je dois avoir une deuxième garde robe à force chez ma sœur.
J'ai beau y avoir réfléchi en mangeant mon repas de riche (une assiette de pates), je ne trouve pas. Quelqu'un m'a glissé Biafine et a tapé dans le mille. J'irai en acheter demain.
A part ça, j'ai cédé, j'ai été faible. Devant un mail de relance du PS, j'ai accepté de tenir un bureau de vote à mon retour de vacances. 
A peine rentré.
Et pourtant, le PS ne me fait pas rêver actuellement; ou plutôt, je rêve d'un PS revigoré. Mais tout ça, c'est une autre histoire.
Et là, je suis en vacances. Je pars demain. Je penserai à vous en prenant ma photo quotidienne.
Je vous embrasse.
25 février 2008
J-4
J'ai une de ces patates ces temps-ci. La journée de m... de lundi dernier me semble loin. J'ai récupéré de ma claque au bureau et suis reparti sur les chapeaux de roue. Ne surtout pas leur montrer que ma fierté en a pris un coup. Relever la tête et carburer.
Week end charmant.
Reposant.
Gastronomique.
Et réjouissant pour l'égo: ''Tu as minci non?'', ''Il est très joli ton pull'' ou autres flatteries plaisantes. Je sais il m'en faut peu mais quand on traverse un désert sentimental et des doutes, c'est toujours bon.
En parlant de désert, je suis en vacances vendredi soir pour une petite semaine (d'où le titre de ce post pour ceux qui n'auraient pas compris ;). Pour aller dans le désert justement. Me couper de tout et faire le vide. Mes premières vraies vacances depuis mai dernier. Parce que trois semaines dans le sud, un week end prolongé au Maroc et une semaine à Noël, ça compte pas vraiment hein?
En revanche, même si c'est la deuxième fois, partir seul en vacances me pèse toujours autant. Pas facile
dans une société de couples d'annoncer que l'on part seul. En tous les cas, j'ai un peu de mal.
En plus de l'image que ça renvoie, il est toujours plus agréable de partir accompagné, de partager et de vivre les choses à plusieurs.
C'est pas que j'ai l'impression d'avoir échoué mais presque.
Il fait beau, chaud. Le printemps arrive. Mon arbre met des fleurs (chose inconnu depuis 3 ans).
Je suis bien.
24 février 2008
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee
Mon frère Jem allait sur ses treize ans quand il se fit une vilaine fracture au coude mais, aussitôt sa blessure cicatrisée et apaisée ses craintes de ne jamais pouvoir jouer au football, il ne s'en préoccupa plus guère.
Pour mon anniversaire, A m'a offert, en plus de Extrêmement fort et incroyablement vrai, ce roman écrit par une grande amie de Truman Capote. Elle savait que le film m'avait marqué, que j'avais lu De Sang Froid et, ayant elle-même beaucoup aimé ce livre, me l'a offert.
Biographique (il se murmure même que Truman Capote est Dill), on vit à travers les yeux d'une enfant le début pour la lutte pour les Droits Civiques aux Etats Unis. Scout et son frère Jem doivent apprendre à vivre avec l'engagement de leur père pour la justice et pour le combat racial. Ils sont confrontés à l'exclusion, à la violence et éprouvent de l'incompréhension devant les réactions de leurs concitoyens.
Ils continuent leurs jeux d'enfants, jeux au cours desquels la moindre action est une aventure hors norme
.
Roman sur l'enfance, ce livre est un vrai moment de bonheur. Classique aux Etats Unis, il nous plonge dans un univers aujourd'hui disparu. L'innocence, l'insouciance. La vie d'un enfant. L'intérêt réside justement dans l'apparition de la vraie vie dans ce monde de carton pate à travers ce combat pour un Noir injustement accusé.
A découvrir de toute urgence.
Casse toi pauvre con
De retour de diner, ca me laisse pantois...

23 février 2008
Aïe
Je ne vous raconte pas à quel point j'ai mal aux bras suite à ma séance de sport mercredi.
Je souffre, je souffre.
Mais ça me fait du bien (enfin, j'espère).
18 février 2008
Les journées sans
Connaissez-vous le concept?
Les journées sans.
Alors c'est bien simple, suivez scrupuleusement la recette:
1. Mettez du temps à vous réveiller ou mieux rendormissez vous après la sonnerie de vos 3 réveils et ouvrez les yeux par je ne sais quel miracle. Vous avez la tête dans le cul? Tout va bien, c'est normal.
2. Arrivez à la gare juste après 8h30, quand le train vient juste de partir et que le prochain est près de 15 minutes plus tard. C'est pas grand chose, mais quand vous avez la tête dans le cul, ça aide pas.
3. Allumez votre ordinateur, ouvrez votre agenda et découvrez que vous avez une journée intense en réunions devant vous.
4. Allez voir votre boss pour lui demander s'il participera aux réunions importantes calées depuis plus d'une semaine et pendant lesquelles on doit prendre des décisions importantes ou faire passer des messages forts. Prenez vous en pleine gueule un boss qui a lui aussi la tête dans le cul et qui vous annonce qu'il ne viendra pas. Gardez le sourire.
5. Recevez un mail du boss de votre boss qui vous demande par écrit un truc que vous avez présenté comme impossible le vendredi d'avant devant lui.
6. Ayez toujours du mal à vous réveiller.
7. Assistez à des réunions auxquelles vous ne comprenez rien sauf que c'est vous le dindon de la farce et que vous allez avoir tout le boulot de merde à faire.
8. Ayez un entretien avec votre boss et son boss sur ses attentes de prise de recul et de vision alors que vous criiez haut et fort depuis des mois que faire le boulot de 5 (voire plus) à 3, c'est difficile et que vous croulez sous les merdes dont celles sus-citées.
9. Retournez à votre bureau et découvrez de nouvelles merdes...
10. Allez faire un peu de sport à vous déchirez les abdos.
11. Prenez le train tard et profitez de l'arrêt inopiné en plein milieu des voies pour des raisons que la SNCF est incapable d'expliquer. Prenez votre souffle, plongez vous dans votre bouquin et ne râlez pas si le trajet dure plus de 35 minutes alors qu'il faut moins de 10 minutes en moyenne.
Heureusement, au bout de cette journée, vous trouvez l'oreille compatissante de OneYear qui a attendu plus
de 30 minutes dans le froid pour boire une bière avec vous (et fumez quelques cigarettes) après un mail volontairement provocateur dans la journée (''une bière ou je me suicide''). Merci OneYear.
Après ça, vous ne pouvez que regarder l'avenir avec plein de confiance. Difficile de faire pire.
17 février 2008
Mes questions à deux balles
J'avais envie de faire un post très personnel sur ma capacité à tomber amoureux (incapacité? sur-capacité? capacité à prendre des vessies pour des lanternes?) mais je n'y arrive pas. Trop de choses à dire, pas l'envie.
Ce blog est pour moi un mystère.
Je ne dis pas tout alors que c'est un carnet.
Je ne dis que ce que j'ai envie de vous dire.
Comme si je me censurais.
C'est vrai que c'est conforme à la ligne que je m'étais fixée intialement:
Raconter ce qui se passe et ce qui ne se passe pas
[Ce blog] est fait pour moi, par moi
(Je m'auto-cite, c'est ridicule).
Mais je doute.
A quoi bon?
Ah mes prises de tête du dimanche soir!
Retour en taxi
Apparemment, c'est pas le bon: une femme l'a appelé à la station. Pour sûr, c'est pas moi. Il me dit de monter quand même. A la radio
Je me dis que j'ai passé une bonne soirée. Que le repas était délicieux et la compagnie encore plus.Que le copain californien de B est adorable; que sa copine est délicieusement délurée. C'est un festival sur RFM
Je pense à la journée qui m'attend demain. Quelle connerie d'avoir organisé un brunch à la maison. Même si j'ai fait les courses, il me retse encore à faire la tarte aux poireaux, un plat dont je vais maitriser la confection tellement j'en fais souvent. Nouvelle chanson.
J'attends avec impatience d'être dans mon lit. J'ai mal au dos, un point qui n'a pas cessé de me titiller ce soir.
Me voilà enfin arrivé. Je me dis que parfois, certaines chansons collent bien à ma vie.
13 février 2008
En musique
Bon normalement, j'aurai dû mettre un morceau de musique pour illustrer ce post. Mais bon, je trouve pas...
Alors fredonnez avec moi: toutoutou you tou, toutoutou you tou, toutoutoutoutoutoutouyoutou....
Et oui, aujourd'hui, j'ai pris la direction de la salle de sport. Cela faisait au moins 25 ans que j'en parlais, 25 ans que je me disais, ''Il faut que je m'y mette'' et aujourd'hui, je l'ai fait. Je suis pas peu fier...
Il y a 2 mois, j'étais allé me renseigner dans la salle à côté de chez moi. Il y a 2 ou 3 semaines, j'avais acheté les baskets. Il y a 1 semaine, j'avais préparé mon sac (mais bon j'étais malade).
Bref, le jour historique est enfin arrivé. Tout penaud, je pousse la porte de la salle, dit bonjour à la madame qui me demande mon nom. Je lui dis que c'est la première fois. Elle est toute contente et après m'avoir fait remplir le formulaire qui va bien, elle me tutoie.
Et oui, pour ceux qui ne le savent pas, c'est comme ça que ça marche chez les sportifs. L'esprit de corps, quoi.
J'enfile mon beau petit short que je traine depuis le lycée, un non moins beau tee shirt (même si plus récent) et me rend dans la salle. Là, un coach m'incite à rejoindre son cours.... Et me voilà parti pour 1 heure d'abdo fessier. Y a plus masculin c'est clair mais j'ai vraiment besoin de travailler les abdos pour me défaire de ce pack de bière que je traine avec moi...
Et là, je souffre. Vraiment. J'arrive à peine à faire les exercices, je sue et souffle comme un porc, mon brushing part à vau-l'eau (non, je n'ai pas de brushing mais c'est pour l'image)... Chaque mouvement est un calvaire, les abdos, les fessiers...
J'appréhende demain, quand mon corps fera sentir sa présence et certains muscles oubliés leur existence...
Grande journée aujourd'hui où je me suis également relancé dans la recherche d'un entrepreneur pour mes travaux, où j'ai pris rendez-vous chez l'ophtalmo et le dentiste....
Faites gaffe, Ma Fenêtre is back!
10 février 2008
Le chocolat chaud à 1 million de calories la gorgée
Ah du soleil!
C'est fou comme ça peut faire du bien. Comme tout bon Parisien qui se respecte, le moindre rayon de soleil me fait sortir la tête de mon petit chez moi.
Et ce week end, on aura été gâté. A presque nous faire oublier l'été pourri, l'hiver glacial et nos petits tracas quotidiens.
Hier grande marche, seul ou accompagné, snobant les transport en commun pour me rendre de mes lieux de rendez-vous à mes autres lieux de rendez-vous. Paris est belle.
Et aujourd'hui, armé de mon dernier achat Jeux de piste et énigmes à Paris, nous avons avec A exploré le 18ème après avoir résolu les énigmes de ce petit guide original. Très sympa pour découvrir un quartier, pour se balader dans la ville et pour se dire que les a priori peuvent bien tomber.
J'ai adoré notre promenade nous menant du 18ème populaire au 18ème bourgeois, au détour d'une rue. Nous faisant passer des endroits encombrés de touristes appareil-photoguant aux ruelles désertes...
Pour les Parisiens, un vrai guide sympa.
Et pour me récompenser de cette petite balade, un chocolat chaud de derrière les fagots... Pour reprendre en deux secondes les calories perdues en deux demies journées de balade...


