30 septembre 2007
The Police - Stade de France
19h15.
J'attends A à la sortie du métro. Je suis excitée comme une puce; j'ai écouté Police en boucle toute la journée, chez moi, dans la rue, chez les amis que j'ai visités. C'était ma journée monomaniaque.
A arrive, à l'heure pour une fois. On s'embrasse et on se dirige, avec le reste de la foule, vers notre place.
B5. Il nous faut faire le tour du stade.
On est bien placé. On est content. Heureux tout simplement.
La première partie est agréable. Dur de faire une première partie d'un concert si attendu. Les gens ne sont là que pour une chose, l'arrivée de leur groupe, et ils doivent se fader une musique qu'ils ne connaissent pas. On a beau être le fils de Sting, le talent n'est pas héréditaire.
21h. Les lumières s'éteignent, les cris montent. Le stade est en feu.
Message in a bottle ouvre le bal. Je me lève de mon siège dès les premiers accords. A fond je vous dis.
Pendant 1h30 s'enchaînent les meilleurs tubes de Police.
Splendide, énorme. Remarquable comme dirait un autre.
De Do Do Do, De Da Da Da, Can't Stand Loosing you, Next to you, Every Little Thing She Does is Magic... Ils y sont tous. Vers la fin de cette heure et demi retentit Roxanne. Le Stade est debout, chantant à tue tête.
Un premier rappel, pour la forme et on se déhanche sur So Lonely. Puis sur Every Breath you Take, 2
morceaux plus qu'attendus.
S'ensuit un dernier rappel, pas très réussi mais qui m'enchante. Je ne veux pas les laisser partir. Je veux qu'ils continuent à jouer pour moi la musique que j'adore et que je connais tant.
Un moment magique.
Ce que j'ai ressenti, il est dur de mettre des mots dessus.
29 septembre 2007
C'est aujourd'hui
Des heures de vélo avec mon walkman, des heures devant la télé regardant un de leur concert qui m'a fait adoré King of Pain, des heures à chanter à tue tête des mots que je ne comprenais pas, des moments d'isolement dans les bus de voyage scolaire, des heures à écouter toujours et toujours la même chanson, des heures à danser et sauter sur leur musique....
Et ce soir, la chose inespérée arrive, après des années de séparation, je vais voir en concert le groupe qui a accompagné mes années lycée. Je vais voir The Police.
Ok, je fais une obsession, mais je suis super content et cette nuit de douze heures m'a fait un bien fou.
28 septembre 2007
Je devais être en RTT aujourd'hui
Semaine de merde. Semaine où je ne vois pas la lumière du jour, où je passe mes journées en réunion ou devant mon PC. Où 200 mails m'arrivent par jour. Semaine où la pression se fait de plus en plus forte et le sentiment de ne pas pouvoir tout gérer au bureau m'effraie.
Semaine aussi où j'ai passé une superbe soirée avec mes potes. Où de nouveaux horizons apparaissent (du moins j'espère). Semaine où ma vie en dehors du boulot me plaît et où je m'aperçois que bosser me pèse.
En ce vendredi soir, je n'ai envie que d'une chose. Dormir. Dormir. Et dormir. Et de chaleur. Et de tendresse.
Sauf que de bons amis quittent Paris ce soir et organisent une soirée pour leur départ. Et que je ne peux pas ne pas y aller (je sais DamDom, il faut que j'apprenne à dire non). Il faut que j'y aille.
Demain, après une grasse mat', je vais voir le concert que j'attends tant. The Police au Stade de France. Vivement demain. J'ai honte de dire ça alors que j'adoooooooore les vendredis soir.
23 septembre 2007
Parce que ça me met la pêche
Cette semaine, sur l'excellent site de Larcenette, une petite vidéo a attiré mon attention et m'a mis la patate tous les jours où je l'ai regardé. un anti-dote à la monotonie, à la griserie et à la déprime. La musique est péchue, le clip lumineux et coloré. Tout ce qu'il faut pour passer un bon dimanche sous les nuages.
Merci à Feist avec 1 2 3 4.
Les films à ne pas voir ce week end... et le film qui sauve tout
En ce premier dimanche d'automne, je me dis que le temps est propice au cinéma. Je me dis aussi que cela fait un moment que je n'ai pas relaté les films que je suis allé voir. Rubrique inutile? Impression de ne pas être pertinent? Ou tout simplement flegme? Un peu de tout ça à vrai dire.
Seulement, je me dis que, récemment, j'ai vu des films qui ne valent pas forcément le coup d'être vus. Et qu'il serait dommage de ne pas les partager, pour vous éviter mes déceptions passées.
Boarding Gate
Celui-là je ne me rappelais même plus le titre, il a fallu qu'allocine vienne à ma rescousse.
Pour fêter mon retour de vacances et mes bonnes résolutions culinaires, j'ai organisé un petit dîner pré-ciné à la maison. Dam Dom était de la partie ainsi que B, M et ma voisine. Que des gens qui ne se connaissent pas. L'angoisse de celui qui invite. Heureusement tout se passe bien, les discussions vont bon train. Jusqu'au moment où il faut choisir un film. Entre ceux qui ont déjà vu celui là et ceux que cet autre ne tente pas, le choix fut difficile. Résultat: Boarding Gate.
Je crois que certains ont aimé; j'ai du mal à en dire autant. Un film sombre, filmé à l'épaule, avec une actrice qui joue comme un pied (Asia Argento). Une première partie où l'on ne comprend rien sauf qu'il y a des luttes de pouvoir diffuses. Et une deuxième partie où les explications sont plus claires (j'aime bien comprendre ce que je regarde quand même) mais pas tout à fait convaincantes. On comprend alors que le film s'inspire du fait divers qui avait vu un financier international assassiné dans sa propre maison à Paris.
Bref n'y allez pas.
Hairspray
J'adore les comédies musicales. J'ai donc convaincu A de venir voir ce film avec moi. Elle n'était pas motivé mais s'est laissée tenter après trois heures de ''Tu vas voir c'est génial!''. Elle n'aurait pas dû. Après une après midi ballade dans le Luxembourg, nous prenons place à l'UGC Odéon dans une petite salle pas propice aux films musicaux (il faut que ça pulse quoi). Et là, une heure et demi de niaiserie. Un film nul, où même la musique n'est pas top. Alors OK, l'héroïne se donne du mal pour nous mettre la patate, mais désolé, ça passe pas. Travolta est ridicule et pas crédible en femme obèse de 40 ans, l'histoire est naze.
N'y allez surtout pas. Allez voir Boarding Gate si vous voulez. C'est pour dire...
L'Age d'Homme... Maintenant ou jamais
B voulait aller voir le dernier Duris. Elle m'a tanné pour ça. Après notre visite du ministère de l'intérieur la semaine dernière, je cède donc à ses sirènes et nous nous dirigeons vers l'UGC Danton. Je me dis que Duris est un bon acteur, qu'il fait généralement de bons choix dans ses films et que cela ne devrait pas être trop mal. Mais là!!!
Entre un début pas très crédible où une voix off lui ordonne de se décider sur la suite à donner à sa relation avec la sublime Aïssa Maïga (pourquoi aujourd'hui?, on ne sait pas), des dialogues peu construits (l'interjection mec est utilisée une bonne centaine de fois en une demi heure) et un Romain Duris en de Vinci proférant des conseils sur la vie (c'est ridicule!), le film ne parvient pas à nous faire réfléchir à la problématique de l'engagement comme il en avait l'intention.
Très mauvais.
Dans ce festival de mauvais film, je suis quand même allé voir un film sauvable: La Fille coupée en deux ou la relation entre une jeune fille de 25 ans (la superbe Ludivine Sagnier) et un homme mur (magistral François
Berléand) dans l'univers de la petite bourgeoisie provinciale. Une galerie de portraits réussis, des acteurs grandiose, un thème bien traité... Un film à voir absolument (celui là je l'ai vu seul).
Alors si vous avez des propositions qui me permettent de voir plus qu'un bon film sur 4, je suis preneur.
22 septembre 2007
Battuta de Zingaro
Hier soir, direction Aubervilliers pour assister à la première de Battuta, le nouveau spectacle mis en scène par Bartabas. B avait pris les places pour nous deux avant l'été. J'attendais ce moment avec impatience, rêvant de voir un spectacle de chevaux. Et je ne fus pas déçu.
Tout d'abord le lieu est magique.
A quelques mètres du périf, sur un terrain vague d'Aubervilliers, se dresse une cabane en bois...
A peine entré, on peut profiter d'un verre ou d'un dîner dans un chapiteau en bois où tout est à l'honneur du cheval. Un décor superbe qui laisse place au plus grand imaginaire. On boit une bière avec B, on se raconte notre semaine et on attend patiemment l'entrée. Après quelques minutes, nous sommes appelés et nous nous dirigeons vers un nouveau bâtiment tout en bois qui ressemble plus à une maison qu'à une salle de spectacle.
Le décor est grandiose. Une cascade coule au milieu de la scène, toute bleu.
Au milieu, des chevaux se reposent, majestueux.
La lumière s'éteint et la musique s'élève. De la musique tzigane.
Et c'est parti pour une heure et demi de grand spectacle, de chevaux tournant dans tous les sens, d'artistes réalisant des figures incroyables en harmonie avec les chevaux, de mariées virevoltant, de combats musicaux, d'humour, de tendresse de poésie.
Ce fut vraiment un grand spectacle, majestueux, réveillant mon esprit d'enfant, me donnant la patate. J'ai eu le sourire sur les lèvres toute la soirée, oh pas le petit sourire de politesse que l'on donne lorsque l'on croise quelqu'un dans la rue. Non le sourire de celui qui en prend plein les yeux, le sourire de l'enfant que j'étais...
Les numéros sont grandioses, les artistes incroyables, les
musiciens entrainant. On vibre avec eux, de peur que la chorégraphie tant préparée se passe mal (certaines se sont mal passées d'ailleurs). Et l'on jette un oeil à Bartabas, assis derrière nous, qui prend des notes sur le spectacle.
Un grand moment. Allez y. Plus d'info ici.
19 septembre 2007
Bien sage
A peine poussée la porte de mon immeuble, je remarque les travaux qui ont commencé dans le hall. Enfin, nous allons repeindre ce couloir qui a subi, outre les affres du temps, une fuite d'eau il y a plus d'un an.
Cela me rappelle que je n'ai toujours pas appelé un nouvel entrepreneur pour le devis final pour ma chambre. Pas le temps en journée. Pas le temps non plus de rappeler le cabinet de chasse qui m'a contacté mardi.
Je me dirige (maximum deux pas) vers ma boîte aux lettres qui me semble bien pleine ce soir. J'ouvre et je le vois là, bien sage, au milieu de prospectus publicitaires. 
Je ne l'attendais pas de sitôt; il me surprendra toujours. Mon premier numéro de Télérama en tant qu'abonné est arrivé. Il est plus beau qu'en kiosque où il est toujours recouvert d'une sur-couverture soit disant vendeuse. Pour les abonnées, le magazine est immaculé.
Dommage que Jacques Martin orne cette première couverture.
17 septembre 2007
Prise de conscience
Samedi, alors que mon voisin me demande comment ça va, pris d'une envie de me plaindre, je réponds que je bosse trop. ''Tout le monde bosse trop, tout le monde''. Et hop, dans mes 22. Un peu de lucidité ne fait pas de mal parfois.
Après un lundi qui m'a vu partir de chez moi à 8h et rentrer à 21h45, je me dis que vraiment je bosse trop. Et si je me plains, c'est que j'ai le luxe de pouvoir détester mon boulot.
Ah l'Elysée!
Et bien, je ne l'ai pas vu. Ou plutôt si de l'extérieur...
Pour une fois que je suis à Paris, je me suis dit que pour ces journées du patrimoine, je me ferai bien un petit Elysée. Oh, pas pour voir notre ami Nico, vous savez tout le bien que je pense de lui. Non simplement pour visiter ce haut lieu du pouvoir en France, pour découvrir où se prennent les décisions qui influencent notre vie... Je n'étais pas là seul à avoir eu cette idée folle (je suis pas un gars très original) et, dès mon arrivée, mon amie B qui était déjà là, mon amie B qui avait gentiment accepté de m'accompagner à l'insu de son plein gré, mon amie B qui s'était levée comme moi un dimanche matin, m'a dit '' Mais tu es fou Ma Fenêtre, il y a plus de 5h de queue''. 5 heures!
Même mal réveillé, j'ai eu la justesse d'esprit de dire ''On arrête''. Et de nous diriger vers la queue du Ministère de l'Intérieur, Mimi étant moins demandée que Nico.
Au final, visite décevante, la place Beauvau n'est pas si tape à l'oeil que ça. Plutôt petit monument (bon ok mon appart rentrerait au moins deux fois dans chacune des pièces...). Plutôt pas grandiose. Le seul intérêt de la visite résidait dans la fanfare de la police qui jouait des morceaux dignes de Champs Elysées (ah revoilà l'Elysée) ou de Sacrée Soirée. On s'attendait à ce que Mimi descende d'une nacelle, en combi et bas résilles...
Ont suivi un petit brunch (mon seul resto autorisé de la
semaine), une balade jusqu'au Marais, un verre dans le Marais, une marche jusqu'à Bastille et un petit ciné à Opéra. Puis le match chez des amis. Et enfin de retour chez moi, zéro chemise repassée pour la semaine et une envie folle de retourner au bureau demain... Vivement le week end prochain.
15 septembre 2007
L'Homme Marié - Edmund White
Austin avait vingt ans de plus que tout le monde dans le gymnase - et il était le seul américain.
Un livre beau. Une histoire d'amour touchante dans le Paris gay des années 80. Austin, quinquagénaire américain, est un amateur d'art vivant sur l'Ile de la Cité à Paris. Il rencontre Julien, de plusieurs années son cadet, à la salle de sport et en fera son amant. Amour, déchirure, maladie, séparation... On vit à travers ce roman la belle aventure de ce couple hors norme.
L'Homme Marié est un livre que j'ai lu cet hiver. Il m'a passionné. L'écriture est fluide, les sentiments joliment dépeints, les personnages forts. Il nous narre l'incroyable histoire d'Austin et Julien, couple franco-américain,
cinquanteno-trentenaire... Tous les séparent mais ils se réunissent. Edmund White nous fait oublié que les deux héros sont gays, préférant se concentrer sur les liens qui les unissent. Même dans la maladie, l'auteur reste pudique, ne voulant pas m'arracher les larmes qui pourtant devraient couler.
Un très beau livre que je vous conseille vivement.

