Ma fenêtre

16 avril 2012

Amour stable

Sans titreDécidément, je n'écris ici que lorsque je me sens paumé. Perdu. Lost. Triste. Sad. Indécis. Plein de questions... Souvent le week end en retour de club. Parfois le lundi soir comme aujourd'hui...

 

Je ne sais pas trop par où commencer.

Evacuons vite le boulot où je me sens dans une situation assez inconfortable depuis 3 mois et encore plus depuis 1 mois. Comprenne qui pourra.

Et qui dit boulot pourri, dit ma fenêtre très inquiet. Car mine de rien, le boulot occupe une grande partie de ma vie (je vois vos sourires) et me retrouver acculer devant un mur qui me semble insurmontable n'est pas la situation que je préfère dans la vie. Bref je ne vais pas m'étendre.

 

Evacuons aussi la campagne présidentielle... Ceux qui me connaissent ''old version'' connaissent aussi mes engagements. J'ai envie d'en arriver à la fin.

 

Restons un peu sur ma vie sentimentale. Le sujet que je préfère, celui qui m'angoisse le plus, celui que je sais le moins développé dans mon quotidien. J'ai souvent l'impression, comme je l'ai exprimé ici, d'être un adolescent en matière de sentiment et d'amour. Je ne sais pas comment faire...

En deux mots, j'ai passé un week end de Pâques fabuleux, avec un ami d'ami que j'avais bécoté par le passé, qui venait passer quelques jours à Paris mais qui n'a passé que quelques minutes dans mon canapé lit (thanks god, il est inconfortable ; note pour plus tard : trouver une meilleure solution quand ma mère vient me voir ; note pour encore plus tard : finalement non). Nous avons sexé dès sa première nuit et avons sexé pendant près d'une semaine. Et ne nous sommes pas quitté pendant 4 jours...

 

So what me dites-vous?

Et alors aimerais-je entendre?

 

Parce que le hic, c'est qu'il est londonien... et que Londres, même si c'est pas loin de Paris, ce n'est pas Paris. Les fans de Burger King savent de quoi je parle. (vous apprécirez comment j'ai rôdé mes arguments auprès de mes amis).

Bref, encore une fois, je n'accepte de me découvrir que dans une histoire un peu compliquée. Très compliquée. Une histoire que je sais, au fond de moi, vouée à l'échec. Et cela me renvoie à ce frein à construire une histoire simple, une histoire normale, avec un mec qui habite dans la même ville que moi, qui partage mes questions et mes doutes et pas un mec qui habite loin, dont le futur incertain compromet potentiellement notre relation.

Et je crois que je ne me permets que ce type d'aventure pour ne pas avoir à m'engager encore plus. Songez, j'avais peur de prendre mon premier abonnement téléphonique...

Je ne pense qu'à ça depuis plusieurs jours. Que dois-je faire? Dois-je prendre un billet pour Londres? Dois-je lui proposer de venir me voir? En ai-je envie? Encore une fois, plein de doutes.

 

Et voilà qu'aujourd'hui, un gars qui était avant dans mon équipe m'informe qu'il est gay... Je m'en doutais, je le savais à vrai dire... Mais j'appreends également qu'il est en couple depuis 4 ans... J'ai envie de me pendre parfois. Envie de me pendre devant tant de stabilité. 

 

A ma psy qui me dit que mon plus gros problème c'est que je ne me sens pas forcément exister vis-à-vis de ma famille, je crois que je vais parler d'amour. Vivement jeudi.

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01 avril 2012

Y a des jours, j'ai envie de me pendre

Sans titreLes choses allaient vraiment mieux dans ma vie. Vraiment.
Oh, pas la vie de folie où un mec aimant et aimé m'accompagne au quotidien. Pas non plus une vie où je me sens trois milliards de pour cent accompli. 
Mais une vie où je profite du moment, où j'ai un peu confiance en moi, où je prends un peu de plaisir, où je suis très fier de moi d'être enfin allé voir une psy.
 
Bref un retour à la normale.

Et voilà qu'une petite journée de merde vient tout gâcher.
 
Rien de bien extraordinaire non plus.
J'ai beau cherché, je ne vois pas LA raison qui m'a plongé dans cet état de désolation dans lequel je suis depuis 4h maintenant, alors que je prends un apéro tardif chez des amis.
Une succession de faits de merde.
 
Quelques grammes en plus.
Pas envie  d'aller à la piscine.
Les flics qui me captent alors que je grille un feu.
Beaucoup de temps dans les transports.
Une action de bénévolat qui a foiré.
La recherche desespérée de la voiture dans un parking désert. 20 minutes.
Des transports encore.
Un début de soirée qui foire.
Et une sortie gay et en boite qui meurt dans un apéro à rallonge.
Au final je rentre chez moi, déprimé, triste alors que je me faisais une joie à l'idée de sortir.
Et pour finir un chauffeur de taxi qui zappe Elsa au moment même ou j'allais lui demander de monter le son pour plonger dans ma mélancolie. Et qui me fait faire le tour de Paris pour rentrer chez moi, me poussant à râler et à noter l'adresse du préfet pour écrire et raler de cet abus objectif.
Rien de bien méchant mais une succession de faits de merde.
La spirale infernale.

Et me voilà à douter. Douter. Douter encore.
J'en peux plus de ne pas me trouver. De ne pas trouver. De ne pas me poser.
Je ne comprends vraiment pas ce qui bloque chez moi. J'ai un diagnostic très clair de mes névroses, de mes problèmes mais je n'ai pas l'once d'une piste de comment je pourrais les résoudre. Pas une. C'est la raison pour laquelle je vois une psy.  Mais ça n'avance pas assez vite à mon goût. Je fouette mes équipes, mes amis, mes envies. Je me fouette.
J'aimerais tout simplement avancer.

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18 mars 2012

As often, I am lost

Sans titreWeek end annulé: ma compagnie aérienne a fait faillite.

 

Un date aujourd'hui. Sexy mais petit. Un bisou sur le coin de la bouche. Des promesses de se revoir pas très sérieuses.

Deux contacts sur grindr: un toujours en cours, un autre qui a stoppé après de nombreux messages et l'envoi de photos.

Je ne comprendrais jamais la conjonction de rencontres alors que les périodes de misère sont nombreuses.

 

Et ce soir, une envie folle d'être dans des bras. Une envie rarement éprouvée.

 

Ce sera le prochain sujet de discussion avec ma psy. Alléluia.

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19 février 2012

La redescente

Sans titreJ'ai bien fait mon malin pendant 2 jours, à raconter mon plan cul improbable de jeudi soir. J'ai pu sauver un peu la face devant mes amis à qui je disais depuis des mois que je n'avais pas sexé. Et en remettre une couche sur mon premier plan cul aussi improbable, un mec dans un ascenseur d'hôtel, il y a plusieurs années de cela.

 

Ca m'a fait un bien fou cet épisode. Ca m'a permis de me dire que, finalement, non, je n'étais pas aussi repoussoir que ça. Que certains mecs pouvaient me trouver attirant. Alors que plein d'autres me jettent sur grindr ou gayromeo. Ou ne me répondent pas, ce qui est bien pire. 

 

Mais bon, on est dimanche soir, deux jours après, et je n'ai eu aucun signe de ce garçon.

Oh, je ne suis pas naïf, je n'en attendais pas, je savais dès la fin de notre nuit que ce ne serait qu'une nuit. Mais je me suis pris à espérer. A rêver. Le début de l'histoire était tellement improbable que la fin pourrait l'être aussi. Deux jours et toujours pas de nouvelles.

Je lui ai laissé la main, ne prenant pas son numéro. Car je me connais, je sais que je lui aurai envoyé un texto dans la foulée pour lui dire combien j'avais trouvé ça bien. Puis un deuxième pour lui proposer de se revoir. Puis un troisième pour m'étonner de ne pas avoir de réponse.

Oui, je connais mon côté fleur bleue qui ne lâche pas prise et qui se fait des films très rapidement. Alors j'ai préféré lui laisser l'initiative d'une deuxième rencontre. 

 

Ah je me sens bien con et seul en ce dimanche soir, sur mon canapé, de retour d'un apéro avec 3 couples. 3 couples et moi.

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17 février 2012

Un vrai scénario de film porno peu crédible

Sans titreLa soirée avait été très arrosée.

Les 1 an d'une agence amie, au milieu de personnes quasi inconnues mais très sympathiques et de quelques people.

 

J'avais bu plusieurs coupes de champagne, pas beaucoup mangé, que ce soit le midi (réunion) ou le soir (pas fan des buffets charcuterie fromage). Ma capacité à me mêler à de parfaits inconnus était à son maximum.

A parler, à être drôle, à charmer... A minuit trente, tel Cendrillon en retard, je me suis enfui, glissant un sourire intéressé au magnifique garçon du vestiaire, pour attraper mon dernier carrosse collectif.

 

Je rentrais le coeur léger, l'esprit aérien, maudissant par avance ma réunion du lendemain à 9h30 que j'allais passer à boire de l'eau et du thé pour récupérer de l'alcool trop absorbé. Je suis sorti à ma sortie habituelle, Rue Saint Maur, et marchais d'un pas vif pour rentrer chez moi.

 

Un beau jeune homme passe.

Je le regarde, il me regarde. Je me retourne, il se retourne. Je me retourne encore, il se retourne encore. Je m'arrête, il s'arrête. Il marche dans ma direction, je marche dans sa direction.

''Moi, c'est Thomas'', ''moi, c'est Ma Fenêtre''. ''J'ai envie de t'embrasser'' m'entends-je lui dire, ''ok'' l'entends-je me rétorquer. Je m'approche, il se laisse embrasser. Je lui propose de venir chez moi, il accepte.

 

Un vrai scénario de film porno peu crédible. Et pourtant, tellement vrai et bon !

Les 7 mois sont rompus... Yessssssssssssss !

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04 février 2012

oulala

Sans titreA quand la fin du tunnel ?

Putain, ça commence à être lourd, cette vie de célibataire, cadre sup corvéable à merci, qui ne pense qu'au boulot, qui ne pense qu'à lire ses mails un vendredi soir 23h, entre deux check sur grindr et deux verres de vin. 

Putain, ça commence à être lourd, cette tristesse de fin de soirée / diner / discussion / verre quand il est clair que les choses n'ont pas avancé depuis la dernière fois. Que cela fait maintenant 7 mois et demi et non plus 7 mois.

 

Alors que j'avais l'opportunité mardi soir d'inviter un newbe à la maison. De passer un moment tendre avec un mec plus  jeune que moi (et dieu sait que je valorise ça puissance dix).

Sauf que je n'ai pas osé. Un blocage. Blocage. Bl.... Rien. Rien. Rien. ''Vais finir tard finalement''.

J'ai verbalisé les mensonges que je raconte depuis des années : ''je travaille trop''. Pipeau, pipeau.

Je me dis que je ne peux pas continuer comme ça. Que ce n'est plus possible. Qu'il faut que j'en parle. 

J'ai un numéro. Faut que j'appelle.

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21 janvier 2012

L'essence de la névrose

Sans titreLe temps passe. Les records tombent un à un.

6 mois.

Sans commentaire.

 

Je m'amuse à trouver toutes les excuses du monde.

Du boulot.

Des vacances.

Des amis.

Des week ends.

 

''Tu as de grandes lunettes'' m'a dit le date que j'ai retrouvé après un diner plus que sympathique avec CDDB et son homme.

''Et toi tu es très beau'' ai je pensé en mon fort intérieur.

 

Lors de ce diner (le reste n'a que peu d'importance), nous avons discuté de nos boulots, de nos vies et, à un moment, CDDB a laché, innocemment, que mon blog était ''l'essence de la névrose''.

 

J'ai presque pas décidé de le prendre mal.

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04 janvier 2012

Je comprends toujours rien

Sans titreJe pensais que la nouvelle année commençait bien.

Connecté sur grindr le soir du réveillon (j'assume), je reçois un ''hello'' suivi d'une photo. En 2 mots : un beau gosse. Pas du tout assoiffé, je réfléchis longuement à ma réponse, travaillant la première impression attentivement, et me lance dans un courageux ''hello''. Des gouttes se sont mises à dégouliner dans mon cou.

S'ensuit un échange de messages nombreux où l'on s'aperçoit que l'on ne cherche pas un quelconque ''plan''. (je dois avouer à ce moment de mon post que ma réponse samedi soir n'était pas réellement sincère: si, vu sa gueule, le gars m'avait proposé de le rejoindre chez lui pour jouer un peu, j'aurais lamentablement lâché mes amis).

 

Le lendemain, il me renvoie un texto de bonne année. Ah le prétexte ;)

Nouvel échange... Plus long, plus approfondi, plus constructif...

Il est occupé la majeure partie de la journée et ne peut donc pas prendre le ''verre'' qui permet de déterminer si nos échanges iront plus loin que de simples SMS de collégiennes. (à ce stade, je me dis que moi, dans la même situation, j'aurais à minima annulé quelque chose pour le voir; bon ok, peut être pas la pièce de théâtre prévue depuis des mois).

 

Je passe la journée sur un nuage (non je ne m'emballe pas plus que la normale, je suis comme ça, un vrai adolescent. Mon côté fleur bleue pas du tout attentif aux symboles remarque que nous sommes entrés en contact un 31 décembre : l'année commence bien). Bon ok, je m'emballe.

 

Nouvel échange de messages avant de se coucher. Lui en premier.

Nouvel échange de messages au réveil. Moi en premier.

Nouvel échange de messages lundi après midi. Lui.

Nouvel échange de messages en rentrant. Moi.

Il m'appelle.

On conclut ''on se voit bientôt''.

 

Et depuis... et depuis... et depuis...

Quelques texto de sa part en réponse à des texto de ma part : lundi soir. Mardi matin. Mardi soir.

 

J'ai renoncé. No news.

 

Ce soir, connexion sur grindr. Il m'envoie un ''salut, ça va?''. Auquel je réponds par un ''super. Et toi?''. 1h après no news....

 

Je comprends définitivement rien à rien de rien de rien de rien.

Posté par mafenetre à 23:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
03 décembre 2011

Tu n'as plus 25 ans

Sans titreJe rentre une nouvelle fois triste et déprimé. A croire que je ne devrais pas sortir.

 

Ce soir, c'était une soirée de clôture au bureau. Le genre avec beaucoup de champagne, quelques collègues, un DJ, et de beaux mecs. Jeunes. Très jeunes. En tous les cas par rapport à moi.

 

Il y en avait un que j'avais repéré ces dernières semaines. Mignon, petit gabarit, comme je les aime. Je savais que j'étais un peu vieux pour lui mais je me disais que l'aura que j'ai au bureau pourrait compenser.

Je l'ai revu ce soir. Toujours aussi mignon. A mes yeux. Et aussi aux yeux de l'autre mec. Celui qui l'a observé toute la soirée, avec qui il a parlé et avec qui il y a eu le rapprochement que j'aurais aimé avoir.

Il y a eu lui. Puis les autres.

En soirée, je deviens proportionnellement moins exigeant que mon taux d'alcoolémie monte.

Je deviens presque désespéré, certainement pas beau à voir, avec mes yeux de rapace. Toujours à la recherche de ces regards de jeunes mecs qui me plaisent. Je n'ai pas encore accepté ne plus jouer dans la même catégorie.

 

J'ai beau faire plus jeune que mon âge, je n'ai plus 25 ans.

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25 novembre 2011

Long time...

Sans titreCe post va débuter par un truisme : le temps passe.

J'ai tellement bossé en octobre que je me crois toujours fin septembre.

L'inconvénient, c'est que je ne comprends pas ma fatigue alors que les vacances sont proches. L'avantage, c'est que je ne perçois pas les 4 mois sans sexe comme aussi longs.

 

4 mois.

 

J'ai finalement eu un date samedi soir. Avec celui qui ne voulait pas me voir, ou plutôt qui m'avait mis en pause. Un simple texto a suffit à réveiller mon intérêt, en plein après-midi, alors que je rencontrais pour la première fois le bébé de mes amies lesbiennes. Je planifiais déjà un cinéma en solitaire, rêvant de me coucher tôt. Et là, la chair faible a eu raison de ma motivation.

Dès les premières secondes, j'ai été déçu par son apparence. Ah, je comprends mieux la photo de moitié visage sur internet, puis la photo du reste du corps... Putain ils sont malins les mecs (bon, j'avoue, je mets aussi des photos de moi à mon avantage : on ne voit pas trop mes rides, ma petite taille... et on me trouve limite pas mal)... Mais bon, vu que nos échanges écrits étaient sympas, que je voulais quand même voir si je pouvais plaire (cf un de mes posts précédents) et aussi que j'avais forcément manqué ma séance de ciné, nous sommes allés boire un verre.

Il fut si agréable que le deuxième est arrivé.

Et là, je me suis laissé carresser la main, subreptisement puis plus franchement.

Je me suis laissé prendre la bouche aussi. Ah, ça fait plaisir.

Il voulait venir chez moi, sans trop oser le dire (il est timide). Ah, ça fait plaisir.

Je ne voulais pas, je lui ai dit non.

 

J'avais eu ce que je voulais : je peux plaire.

Petit con !

Posté par mafenetre à 00:38 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]