Ma fenêtre

27 juillet 2014

J'y vois plus très clair
J'ai replongé dans grindr, les deux pieds dedans
À envoyer frénétiquement des messages, à me connecter à tout moment, à attendre que le 36eme homme de ma vie réponde à mon spirituel "hello" ou à mon philosophique "salut", à pleurer quand un mec qui ne me plait pas m'écrit, à me dire que je suis un bon à rien et que je ne plairais plus jamais, à planter des mecs qui finalement ne me plaisent pas tant que ça, à juger les mecs sur une seule photo, à chialer quand je reçois des photos de bites....

Bref tout ça me rend ultra malheureux et encore plus incertain que ce que je ne suis déjà. Grindr devrait être interdit aux gens faibles comme moi, aux gens qui ont besoin d'être rassuré. Grindr est trop violent et rend violent.
Je me sens paumé, perdu, non désirable, un morceau de viande avarié. Bref j'ai pris un coup. À nouveau.


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22 juillet 2014

Une semaine

Une semaine que je me suis rebranché aux réseaux de rencontre et je suis à nouveau malheureux.
Triste de ne pas plaire
En attente de messages
De rencontres
De mecs

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06 juillet 2014

L'inconvénient de ne jamais avoir été dans le mouvement, c'est de ne pas se poser.
Ma vie, mon œuvre.
Je suis triste mais lucide. Et avec le sourire :-)

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29 juin 2014

10 cm. Des dents droites. De la confiance en moi surtout.
Voilà ce qu'il me manque pour ne pas avoir l'impression de passer à côté de ma vie.

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22 juin 2014

Marcia baila

J'ai toujours voulu que ma vie soit utile. J'ai longtemps cru que ce serait pour la société. À travers un engagement politique, une création culturelle, une trace laissée.

Le temps passant, j'ai renoncé à ce désir.

J'ai par la suite eu ce besoin de me sentir utile pour les autres. Mais rapidement, d'utile je suis passé à nécessaire voire indispensable. D'où une conception de la relation amoureuse faussée et flippante.

Ce soir, alors que j'étais à une soirée 100% masculine et gay, je me suis souvenu que j'étais seul.
Seul.
Pas indispensable, ni même nécessaire. Encore moins utile.

Je me prends parfois à redouter de crever seul, dans mon appart. Et que personne ne s'en aperçoive.

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15 mai 2014

J'ai longtemps mis sur mon physique ce qui relève finalement de mon moi profond.

L'inattractivité.

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11 mai 2014

Presque #2

Un gars me chauffe. Je le chauffe.
Y a plus qu'un truc.
Il chauffe quelqu'un d'autre.
Je veux être ailleurs.
Vraiment ailleurs.


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27 avril 2014

Presque...

Cet adverbe me hante depuis plusieurs semaines. Tant il décrit bien l'état dans lequel je suis, l'état de ce que j'entreprends ou tout ce qu'il m'arrive.

 

J'ai presque fini de décorer mon apparemment : toujours un lustre à accrocher. Ou un cadre.

J'ai presque couché hier soir : juste galoché.

Je suis presque un mec bien : je ne mens pas à mes dates d'un soir mais je les laisse sans nouvelles.

J'ai presque fait un bon temps au semi de Paris : j'ai pas mal marché, de fatigue et de non envie.

J'ai presque rangé mes placards : un peu et je m'arrête.

Je suis presque un bon ami : on interprète mes silences ou mes remarques d'étonnement enfantin.

Je suis presque sexy : pas moche mais personne ne conclut avec moi.

J'ai presque un boulot qui me plaît : ça commence à me soûler grave.

J'ai presque pas dormi : quelques heures ces derniers temps alors que je suis crevé.

 

C'est comme si je n'arrivais pas à aller au bout des choses. Que je renonçais à finir ce que j'entreprends, que je me désiste au dernier moment, que je n'assume pas mes choix, ce que j'aime ou ce que je suis. Je survole.

Une prise de tête avec une amie parce que je ne montrais que peu d'entrain à ses propositions de week end ou de vacances alors que j'adore passer du temps avec elle... je me suis laissé glisser dans un confort dangereux dans lequel je ne réalise plus la chance que j'ai.

Ou cette autre prise de tête avec un ami au sujet d'une réflexion sur un détail physique, sensible pour lui, nouveau pour moi. Et ce sentiment de ne pas comprendre que l'on puisse questionner mon amitié et ma tendresse. Ce qui me rend presque aveugle à la souffrance que j'ai pu créer.

Ou cette indécision chronique quand il s'agit de partir en vacances : quoi ? où? avec qui? Ou quand il s'agit de faire des choix... Ou quand il s'agit de dire Oui, Non ou merde. Au lieu de contenter les autres, au lieu de me contenter, je finis par être évanescent, et presque ici et maintenant, alors que je suis parfois ailleurs...

 

La seule chose de bien que j'ai faite récemment, c'est de supprimer toutes les applications de rencontre de mon mobile. Comme un alcoolique qui se sevre. Je décroche pour ne plus souffrir, pour ne plus espérer, pour en finir avec cette quête insensée qui ne mène nulle part.

 

Tout cela est confus? Ca l'est. Pour moi aussi.

Je suis presque lucide.

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23 février 2014

Dans le métro.

Je ne pense pas avoir jamais pleuré dans le métro. 

C'est fait.

 

Les optimistes verront ce début d'année sous un bon oeil. J'ai sucé deux bites.

Les pessimistes sous un oeil plus cru. Je me suis fait larguer deux fois.

 

Voilà comment on pourrait résumer ces dernières semaines. 

 

T m'a retrouvé le 1er janvier très tôt ; nous avons passé cette première nuit ensemble. Puis nous ne nous sommes plus quittés. Puis il m'a quitté. Élégamment. Il n'avait pas the truc.

M me rejoint pour un ciné. Nous nous revoyons deux jours plus tard, anxieux de pouvoir nous galocher une première fois. Puis 3 jours plus tard, pour enfin nous retrouver dans un lit. Le jour d'après, aujourd'hui, il me dit avoir un mec. Limite, son excuse de sortie me rassure alors que j'avais passé la journée à me dire que la qualité (médiocre) de ma prestation au lit allait le faire fuir. Il a fui. 

 

J'ai rarement été aussi triste. Aussi peu confiant dans ma capacité à trouver un mec qui veuille bien rester avec moi. Je me sens dégoûtant, répugnant, tue-l'amour, gros et moche. Il n'y a pas de mention inutile à rayer.

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20 décembre 2013

Je me déteste quand je suis fatigué. 

J´ai envie d'ailleurs. 

D'autres choses.

D'autre

 

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