Ma fenêtre

24 mai 2015

Gros sur la patate

Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit ici. Signe généralement que tout va bien. Ou que j'arrive à gérer mes doutes, mes questions existentielles...

Mais là, j'ai du mal à avaler la pilule.

Je viens de perdre en finale pour un job que je convoitais depuis plusieurs semaines. Dans lequel j'avais mis beaucoup d'énergie, de rêves et d'espoir. Un job qui allait, pensais-je, résoudre beaucoup de choses.

Comme souvent dans ma vie, je simplifie à outrance.

Je me suis focalisé sur ma recherche d'emplois sur les derniers mois, mettant toute mon énergie et mon attention sur ce sujet. Levant le pied sur la course, ne laissant pas de places à une éventuelle rencontre. Et n'ayant pas beaucoup de pistes de job, j'ai sur-investi cette perspective. Gommant presque au fur et à mesure mes perceptions un tant soit peu négatives. Me projetant dedans comme une chose certaine. J'en étais même à compter les jours.

Dernièrement, je me disais qu'il fallait que je me prépare à une réponse négative. Cela me permet généralement de mieux accepter une mauvaise nouvelle. Mais là, j'ai zappé cette étape; je n'ai pas pris le temps de mener cette réflexion dans ma tête. 

La claque de vendredi est du coup encore plus forte. Et rappelle à mon bon souvenir tous les sujets que j'avais mis sous le tapis. Le sentiment d'échec est encore plus fort. 

 

Pas de mec. Un boulot qui me fait chier. Pas de perspective réjouissante. Pas de projets stimulants. 

Un sentiment de vide et de vacuité m'envahit. Un sentiment d'inutilité.

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30 décembre 2014

Sentir sa déception

Après avoir caressé mon téléphone une grande partie de la soirée sous les regards, puis commentaires, désapprobateurs de mes partenaires de bière

Le prendre quand même

Sans suce préalable

"J'aime sucer les mecs bien montés" m'avait-il dit quelques secondes avant, alors que son seul avantage est d'être jeune, plus jeune que moi

Débander

Casser la capote

Essayer d'être sensuel

Partir
Enfin
Vieux, moche et mal monté


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27 juillet 2014

J'y vois plus très clair
J'ai replongé dans grindr, les deux pieds dedans
À envoyer frénétiquement des messages, à me connecter à tout moment, à attendre que le 36eme homme de ma vie réponde à mon spirituel "hello" ou à mon philosophique "salut", à pleurer quand un mec qui ne me plait pas m'écrit, à me dire que je suis un bon à rien et que je ne plairais plus jamais, à planter des mecs qui finalement ne me plaisent pas tant que ça, à juger les mecs sur une seule photo, à chialer quand je reçois des photos de bites....

Bref tout ça me rend ultra malheureux et encore plus incertain que ce que je ne suis déjà. Grindr devrait être interdit aux gens faibles comme moi, aux gens qui ont besoin d'être rassuré. Grindr est trop violent et rend violent.
Je me sens paumé, perdu, non désirable, un morceau de viande avarié. Bref j'ai pris un coup. À nouveau.


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22 juillet 2014

Une semaine

Une semaine que je me suis rebranché aux réseaux de rencontre et je suis à nouveau malheureux.
Triste de ne pas plaire
En attente de messages
De rencontres
De mecs

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06 juillet 2014

L'inconvénient de ne jamais avoir été dans le mouvement, c'est de ne pas se poser.
Ma vie, mon œuvre.
Je suis triste mais lucide. Et avec le sourire :-)

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29 juin 2014

10 cm. Des dents droites. De la confiance en moi surtout.
Voilà ce qu'il me manque pour ne pas avoir l'impression de passer à côté de ma vie.

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22 juin 2014

Marcia baila

J'ai toujours voulu que ma vie soit utile. J'ai longtemps cru que ce serait pour la société. À travers un engagement politique, une création culturelle, une trace laissée.

Le temps passant, j'ai renoncé à ce désir.

J'ai par la suite eu ce besoin de me sentir utile pour les autres. Mais rapidement, d'utile je suis passé à nécessaire voire indispensable. D'où une conception de la relation amoureuse faussée et flippante.

Ce soir, alors que j'étais à une soirée 100% masculine et gay, je me suis souvenu que j'étais seul.
Seul.
Pas indispensable, ni même nécessaire. Encore moins utile.

Je me prends parfois à redouter de crever seul, dans mon appart. Et que personne ne s'en aperçoive.

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15 mai 2014

J'ai longtemps mis sur mon physique ce qui relève finalement de mon moi profond.

L'inattractivité.

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11 mai 2014

Presque #2

Un gars me chauffe. Je le chauffe.
Y a plus qu'un truc.
Il chauffe quelqu'un d'autre.
Je veux être ailleurs.
Vraiment ailleurs.


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27 avril 2014

Presque...

Cet adverbe me hante depuis plusieurs semaines. Tant il décrit bien l'état dans lequel je suis, l'état de ce que j'entreprends ou tout ce qu'il m'arrive.

 

J'ai presque fini de décorer mon apparemment : toujours un lustre à accrocher. Ou un cadre.

J'ai presque couché hier soir : juste galoché.

Je suis presque un mec bien : je ne mens pas à mes dates d'un soir mais je les laisse sans nouvelles.

J'ai presque fait un bon temps au semi de Paris : j'ai pas mal marché, de fatigue et de non envie.

J'ai presque rangé mes placards : un peu et je m'arrête.

Je suis presque un bon ami : on interprète mes silences ou mes remarques d'étonnement enfantin.

Je suis presque sexy : pas moche mais personne ne conclut avec moi.

J'ai presque un boulot qui me plaît : ça commence à me soûler grave.

J'ai presque pas dormi : quelques heures ces derniers temps alors que je suis crevé.

 

C'est comme si je n'arrivais pas à aller au bout des choses. Que je renonçais à finir ce que j'entreprends, que je me désiste au dernier moment, que je n'assume pas mes choix, ce que j'aime ou ce que je suis. Je survole.

Une prise de tête avec une amie parce que je ne montrais que peu d'entrain à ses propositions de week end ou de vacances alors que j'adore passer du temps avec elle... je me suis laissé glisser dans un confort dangereux dans lequel je ne réalise plus la chance que j'ai.

Ou cette autre prise de tête avec un ami au sujet d'une réflexion sur un détail physique, sensible pour lui, nouveau pour moi. Et ce sentiment de ne pas comprendre que l'on puisse questionner mon amitié et ma tendresse. Ce qui me rend presque aveugle à la souffrance que j'ai pu créer.

Ou cette indécision chronique quand il s'agit de partir en vacances : quoi ? où? avec qui? Ou quand il s'agit de faire des choix... Ou quand il s'agit de dire Oui, Non ou merde. Au lieu de contenter les autres, au lieu de me contenter, je finis par être évanescent, et presque ici et maintenant, alors que je suis parfois ailleurs...

 

La seule chose de bien que j'ai faite récemment, c'est de supprimer toutes les applications de rencontre de mon mobile. Comme un alcoolique qui se sevre. Je décroche pour ne plus souffrir, pour ne plus espérer, pour en finir avec cette quête insensée qui ne mène nulle part.

 

Tout cela est confus? Ca l'est. Pour moi aussi.

Je suis presque lucide.

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